Finie l'harmonie dans l'appartement 111.
Je me suis embrouillee avec l'une de mes colocs.
Resume :
Dimanche soir, j'ai entendu une conversation entre deux de mes colocs et la nana a fait une reflexion tres desobligeante. Je suis allee la voir, on s'est embrouillees. Le lendemain je lui ai propose qu'on discute pour arranger ca, elle a decline, donc on va rester comme ca et ca ne changera rien a ma vie.
L'histoire en details pour les curieux qui se demandent comment une histoire bidon peut ruiner une relation de bon voisineage (vous allez voir, c'est une avalanche de malentendus et de concours de circonstances) :
- Le contexte : ca sent pas bon quand on rentre dans l'appartement. Je sais que ca vient du petit tas de vaisselle sale qui traine dans l'evier depuis 2 semaines, mais je n'y touche pas parce que j'en ai marre d'etre la seule que ca interesse d'avoir une cuisine propre. Alors je laisse et je regarde jusqu'ou ca ira...
- Dimanche soir apres mon spectacle de danse (qui s'est bien passe au fait!), je suis rentree chez moi et direct enfermee dans ma chambre (comme d'hab).
- je vais aux toilettes (parce que je suis comme tout le monde)
- j'entends des portes s'ouvrir, j'entends la voix de ma coloc (celle que je ne vois jamais) qui demande au gars si il a trouvé d'où venait la mauvaise odeur qui persiste depuis quelques temps... puis je l'entends dire que ça vient peut-être de ma chambre, croyant que j'étais partie en France, puis elle se met à mal parler de moi comme quoi par le passé j'ai laissé de la nourriture sentir mauvais dans la cuisine (faux)...jusqu'a ce qu'elle monte crescendo et que j'entende tres distinctement de sa voix exasperee : "Je ne sais pas comment ils font en France mais ca c'est DEGOUTANT!"
- je veux bondir pour lui mettre les points sur les i... mais je suis encore bloquee sur le trone, grrrr. Donc je depeche, je ne mets pourtant que quelques secondes a sortir mais c'etaient quelques secondes de trop. Elle était déjà repartie dans sa chambre. Je tombe sur le gars, je m'en prends un peu à lui : "pour qui elle se prend"etc, et je lui montre l'etat de la cuisine "et ca c'est pas gegoutant peut-etre?". Il me dit sorry sorry sorry, il est clairement en mode moi-j'suis-pas-dans-vos-histoires, bref je le laisse tranquille.
- je vais toquer à la porte de ma coloc au moins 4 fois, elle n'ouvre pas. J'en reviens pas de ce comportement, ce qui me met encore plus en petard.
- puisqu'elle ne veut visiblement pas me parler, j'envoie un texto lui disant que j'ai entendu ce qu'elle a dit et que pour son information je ne garde pas la moindre nourriture ni ordure dans ma chambre, donc si elle veut savoir d'où vient l'odeur, elle peut tout de suite chercher ailleurs. Que je sais pas pour elle mais moi je parle aux gens directement, pas dans leur dos.
[Premiere erreur...]
- je vais laver la fichue vaisselle qui traine dans l'évier et mon père m'appelle. Je parle très fort car il y a l'eau qui coule, le broyeur et la machine à laver qui font du bruit.
- j'ai fini la vaiselle, je retourne quand même toquer et la elle ouvre. "Ah bah je viens juste de repondre a ton message", et en effet mon portable sonne dans ma poche.
Je lui dis que j'ai entendu ce qu'elle a dit, elle essaye de me donner des explications sur ce qu'elle voulait dire, ca me saoule alors je la coupe en disant que ca ne m'interesse pas car j'ai entendu clairement sa reflexion desobligeante et ca, en revanche, ne necessite pas d'explication.
Elle me dit que ce n'est pas dans ce sens-la qu'elle disait ca, qu'elle n'a jamais voulu etre medisante, que ce qu'elle disait par la c'est qu'elle ne sait pas comment je conserve la nourriture. Et alors elle me sort que j'ai laisse de la nourriture qui sentait, sur le plan de travail pendant une semaine, les deux foix ou j'avais fait de la cuisine (mon diner d'arrivee et mon anniversaire). Faux : ce qui avait besoin d'etre au frais etait bien au frigo, le reste (certaines patisseries) etait ferme dans des boites.
Elle ajoute que c'est irrespectueux la manière dont je l'attaque sur sa personne (elle délire ou quoi), si j'ai tout entendu alors pourquoi je ne suis pas sortie de ma chambre a ce moment. Je lui reponds que j'etais occupee et que je suis sortie des que j'ai pu mais qu'elle etait deja partie dans sa chambre. Que j'ai toque je ne sais combien de fois et c'est pour ca que j'ai fini par lui envoyer un texto. Elle me repond qu'elle etait sous la douche (ah. bon bah du coup je la crois!), puis on repete encore et encore les memes choses, l'une rejetant les arguments de l'autre. Ca me saoule alors j'écourte la conversation en disant que je ferai attention à ne plus oublier d'aliments (je venais de jeter des legumes et de la viande oublies au fond du frigo quelques jours plus tot, donc je ne me sentais pas irreprochable!) et que la prochaine fois qu'elle a un problème elle vient m'en parler directement, puis je tourne les talons et elle claque la porte.
- Plus tard je suis dans ma chambre, je prends mon portable et je vois deux messages. Le premier visiblement en reponse au mien, donc ok, je laisse. Et un autre envoye 10 min plus tard, qui dit : "si tu étais venue me parler comme une adulte, je me serais expliquée et excusée, mais la façon dont tu es venue me voir c'était vraiment irrespectueux. Tu crois peut-être que je parlais dans ton dos ou que j'ai un problème avec toi mais ce n'est pas le cas et rester dans le salon en parlant francais hyper fort, c'est pas du tout mature non plus".
- Enieme malentendu : sur le coup je n'ai pas realise que ce texto c'etait juste la suite de l'autre, envoye AVANT qu'on parle. Ce qui m'a enervee c'est son histoire de rester dans le salon a faire du bruit expres pour la deranger... ca va pas la tete?! Je comptais en rester la, mais sa derniere phrase ne pouvait pas rester sans reponse.
J'aurais voulu retourner lui parler, mais comme elle commence deja a dire que je suis irrespectueuse et pas mature, je ne veux pas en plus qu'elle ajoute que je la harcele. Donc a contrecoeur je lui ai renvoye un texto [deuxieme erreur] : "j'étais juste au téléphone pendant que je faisais la vaisselle, désolée si je t'ai dérangée en parlant trop fort. Donc tu n'as pas besoin de me donner des leçons à propos de respect ou maturité". Je prends sur moi et j'ajoute "Bonne nuit, en espérant que l'on va vite oublier cette histoire stupide."
Pourquoi elle continue a m'envoyer des messages alors qu'on vient de parler??? (Et elle-meme a du se dire exactement la meme chose en recevant ma reponse, hahah!).
- et sa réponse : honnetement je pense que tu es vraiment immature et ça me saoule vraiment. tu me fais dire ce que je n'ai pas dit blablabla, je ne pense pas que ce sera oublié tant que tu ne t'excuseras pas pour m'avoir attaquée moi et ma personnalité, ni écouté et accepté mes excuses pour t'avoir vexée non intentionnellement. Mais tu sais quoi, je m'en fous. Tu ne me connais pas et je ne te connais pas."
- elle m'a tellement fatiguée (qu'est-ce qu'elle raconte?! d'où j'ai attaqué sa personne? j'ai juste dit qu'elle avait parlé dans mon dos, à aucun moment je ne l'ai critiquée, contrairement a elle qui me traite d'immature).
La tentation de lui faire une reponse aceree et sarcastique a souhait etait o combien immense... mais je me suis retenue afin de ne pas attiser le feu et qu'on ne rentre pas dans un echange de texto bidon, qui serait pour le coup, reellement immature. J'ai donc conclu avec un "ok tu penses ce que tu veux", et suis allee me coucher avec au moins la satisfaction de l'avoir mise en petard.
Oui, voila, je vous presente un cote sombre de ma personnalite : "Si tu me saoules, je vais te rendre la monnaie de ta piece".
Elle pense tres probablement que je suis restee dans ma chambre en silence pour ecouter tout ce qu'ils disaient, puis qu'au lieu de lui parler directement je lui ai ecrit, puis que j'ai refuse ses explications et "attaque sa personne", et qu'apres qu'on ait parle je suis revenue a la charge par texto... Et elle peut penser ce qu'elle veut de son point de vue deforme, peu m'importe.
Parce que meme si je me fiche royalement de ce qu'elle pense de moi car on ne se connait pas et qu'elle n'est rien pour moi (elle m'a ote les mots de la bouche avec son message!), j'ai toujours pense qu'on avait une relation de colocation saine et amicale. Donc ses remarques et surtout le ton qu'elle avait (qui en dit long), bien qu'elles ne comportaient aucun gros mot, m'ont insultee et quelque peu humiliee. (Bibi a une orgueuil demesure.)
Et la, mon cote oeil-pour-oeil-je-supporte-pas-l'injustice-je-lache-rien-tu-t'en-tireras-pas-comme-ca a surgi et a dit qu'il etait hors de question que je sois la seule a aller me coucher frustree ce soir... Risposte, attaque, appelez ca comme vous voulez, fallait que je la fasse suer. Comment ca c'est pas mature? Hop hop hop vous etes pries de rester dans mon camp, vous la!
La suite?
Je me dis tout de meme que ce serait dommage que chacune reste sur ses positions et que commencent des parties de cache-cache dans l'appartement (tres mature ca aussi, n'est-ce pas?), et que je prefererais vivre dans un endroit en paix pour les quelques mois qui restent. Plutot que d'etre en gueguerre avec quelqu'un, ou sentir mes faits et gestes sous surveillance, a l'affut d'un faux pas qui me trahirait...
Alors le lendemain matin, je prends sur moi et envoie un message : "Bonjour A., c'est vraiment nul ce qui s'est passe hier et je suis convaincue que ca vient d'un vaste malentendu entre nous. Tu es surement tres occupee avec tes partiels, mais est-ce que tu veux qu'on discute ce soir?".
Reponse : "Oui, c'est ce que j'ai essaye de te dire hier. Et oui, je suis occupee avec mes partiels et mon boulot donc je ne vais pas pouvoir."
[Hum, je croyais que tu voulais des excuses, miss? Bah c'est pas comme ca que tu les auras...]
Alors je prends encore sur moi, afin de lui signifier que la porte du dialogue est encore ouverte [Voyez, je ne suis pas si butee que ca!] : "ok, dis-moi juste lorsque tu auras 5 minutes, n'importe quand."
Et plus rien. 3 soirs sont passes et il semble que les parties de cache-cache ont deja commence. Tant pis... comme dit plus haut, ca ne changera rien a ma vie!
En voila un long article... pour raconter une histoire aussi idiote!
Mais de cette histoire idiote, comme tout ce qui m'arrive (le meilleur comme le pire), je tire un enseignement : la colere n'est pas bonne conseillere. Garder son calme (c'est d'autant plus deconcertant pour l'autre), ne pas ceder a l'impulsivite, car meme s'il faut agir vite et qu'on croit qu'on a correctement reflechi et qu'on est dans le vrai, il peut s'averer que notre jugement puisse parfois etre fausse par une mauvaise perception des faits, comme ici. Donc surtout quand il s'agit de remettre quelqu'un a sa place, mieux vaut prendre suffisamment de temps pour bien analyser la situation et s'assurer a deux fois qu'on ne risque pas de trebucher en allant coller un upercut a l'adversaire. Facon de parler bien sur...
A part ca, cette nuit j'ai encore grelotte. Ce matin, nez tout bouche, je suis allee verifiee le thermostat et en effet quelqu'un avait baisse la temperature.
Grrr...
Prochain chapitre des joies de la colocs en vue? Il se pourrait que ce soit pour bientot...
Le mot de la fin : boulot.
Parce que chaque fois que je me plains de ne pas avoir de travail (meme si c'est juste sur mon blog), le lendemain les sollicitations fusent de toutes parts!